Chrisitian Hopéas (UMP) : « Je souhaite que les pauvres s’intéressent à la bourse »

Dans une interview exclusive accordée au Courrier des Echos, Chrisitian Hopéas, député UMP de la Basse-Marne revient sur sa vision personnelle du clivage riche/pauvre et la stratégie qu’il entend mettre en place dans son département pour diminuer les inégalités. Voici la retranscription intégrale de l’entrevue.

Le Courrier des Echos : Pourquoi autant d’inégalités entre riches et pauvres en Basse-Marne ? Votre département ne favorise-t-il que les nantis ?
Chrisitian Hopéas : J’en ai assez d’entendre parler de milieux prétendument défavorisés et d’un pseudo déterminisme social. Nous sommes tous égaux quand ils s’agit de se motiver, de se dépasser, d’aller de l’avant. Vous savez, quand on veut, on peut. Je crois que ce qui caractérise les personnes aux revenus modestes c’est avant tout un manque d’ambition assumé et surtout, de très mauvaises habitudes financières.

Le CdE : De mauvaises habitudes financières ?

Chrisitian Hopéas : La règle de base de la finance est que l’argent fabrique l’argent. Le corollaire c’est que les dettes engendrent les dettes. Les pauvres ont une tendance quasi-maladive à s’endetter, c’est dans leur ADN si vous voulez. Et le pire c’est qu’ils ne s’endettent pas pour investir (dans des fonds en euros, des obligations ou même dans une bête SCPI), non, ils s’endettent pour acheter une télé ou une cuisine !

Le CdE : Que proposez-vous concrètement ?

Chrisitian Hopéas : Il est évident qu’il faut inciter les personnes à revenus modestes à investir plutôt qu’à dépenser sans compter ! Je propose donc l’ouverture gratuite d’un compte-titre aux titulaires du RSA, c’est ma mesure phare. Secundo, je propose de décourager les dépenses inutiles typiques des « pauvres » comme les «home-cinema», les consoles de jeux, les fast-food, les sodas gazeux, l’alcool ou les jeux de hasard en augmentant drastiquement les taxes pour les revenus les plus bas. Troisièmement, je lève les taxes pour ces mêmes personnes sur toute la presse financière pour qu’ils se forgent une éducation économique. Ils ont du temps libre pour cela, autant qu’ils l’exploitent.
Le CdE : N’est-ce pas risqué d’investir en bourse en ayant de faibles revenus ?
Chrisitian Hopéas : Il faut prendre des risques dans la vie. S’ils veulent rester pauvre toute leur vie, qu’ils continuent à gaspiller. Et puis, il ne s’agit pas de risques énormes, franchement, investir 100 000 ou 200 000 euros sur des actions assez stables du CAC ou du Dow, ce n’est pas la mère à Bohar ! De plus, je pense sincèrement que de s’intéresser aux rouages de l’économie mondiale est une activité beaucoup plus enrichissante [rires], dans tous les sens du terme, que de regarder.. [hésitation] Loft Story ou ce genre d’inepties télévisuelles.
Le CdE : Comment comptez-vous mettre en place ces mesures ?
Chrisitian Hopéas : Je veux faire les choses en douceur. La première étape sera une grande campagne d’information. Je ferai diffuser des spots télévisés au milieu de certains programmes ciblés tels que les émissions de télé-réalité, de télé-shopping et surtout les feuilletons diffusés en pleine journée. Je ciblerai aussi la radio, RMC en particulier. Enfin, une campagne d’affichage sera menée dans tous les lieux pertinents comme les karaokés, les supermarchés Ed et Lidl, Pôle-Emploi et les bars de type PMU.
Le CdE : Merci de nous avoir accordé cette brève entrevue M. le député. Un dernier mot pour conclure ?
Chrisitian Hopéas : Etre pauvre n’est pas une fatalité. Vous pouvez vous en sortir et je vais vous aider. Je m’implique même personnellement puisque je démarre mon propre site de conseils boursiers destiné aux revenus modestes, où je donnerai moi-même bientôt des conseils spécialisés sur les Warrants à effet de levier, ma petite spécialité à moi [rires] ! Le site sera bientôt terminé et vous pourrez le consulter, quasi-gratuitement à l’adresse www.emmaus-investing.fr