Alain Afflelou interné d’urgence a l’hôpital psychiatrique Saint-Anne

L’opticien et homme d’affaire Alain Afflelou aurait été admis d’urgence cet après-midi au centre de soins intensifs de l’hôpital Saint-Anne, a-t-on appris de sources non officielles. Selon plusieurs témoignages concordants, l’entrepreneur  de 66 ans aurait surgi, à cheval, dans l’un de ses magasins parisien puis aurait tenu des propos incohérents et menacé verbalement des employés, avant d’être maîtrisé par deux agents d’Urgence Psychiatrie.

« Il a bu les deux verres qu’il tenait à la main, en un clin d’œil, puis il est descendu de sa monture. Il avait l’air d’être très en collyre » se souvient Iris, 28 ans, 10/10 et employée du magasin d’optique. L’homme d’affaire, sans antécédent psychiatrique, s’en est ensuite pris, sans raison apparente, à l’un des autres employés pourtant bien vu de la direction – « J’aurais ta peau, Pierre ! Tu vas payer, l’année prochaine ! » a-t-il lancé au jeune homme qui, à la vue du spectacle, a tourné de l’œil.

A première vue, et au vu des symptômes, M. Afflelou souffrirait d’un B.D.A., ou bouffée délirante aiguë déclenchée par une crise de nerf optique, un épisode psychotique transitoire mais intense qui peut survenir de manière inattendue, même chez des sujets psychologiquement sains. « On lui a jeté le mauvais œil, c’est vite vu ! » lançait sans sourciller une proche de l’équipe médicale où l’homme d’affaire est en garde à vue.

« C’est bien vu ! Beau coup de pub » commentait Chris, opticien pour une marque concurrente qui voit l’affaire comme un “coup de com” – « Il veut le monopole dans ses villes, ses quartiers, et ses cités, c’est clair, lipide et cristallin ! Il voit la concurrence du mauvais œil, il a une vision mégalo du métier  » confirment Antoine et Adriana, qui tiennent également une boutique concurrente.

La santé mentale de l’homme d’affaire visionnaire et pupille de la nation devrait s’améliorer très rapidement. « Son état s’améliore à vue d’œil, en tout cas, c’est ma vision des choses » déclarait, rassurante, sa deuxième personnalité.