Liliane Bettencourt serait sur le point d’acheter Chypre

NICOSIE, CHYPRE –  Ce serait une première dans l’histoire. Chypre, petit pays européen financièrement exsangue depuis la crise de 2008 serait à la veille d’un rachat. La riche héritière du groupe L’Oréal est en pourparler avec Nikos Anastasiadis, l’actuel président, qui se dit prêt à tout pour sauver son peuple de l’intolérable politique d’austérité imposée par l’Union Européenne envers sa petite île méditerranéenne. Révélations.

 L’argent peut-il tout acheter, même un pays ?

Aucune des grandes organisations internationales, comme l’OTAN, l’ONU et le FMI, ne possèdent dans leurs textes de mentions à “l’acquisition d’un pays”. Or, à défaut d’accord international, c’est le droit universel des peuples à disposer d’eux-même qui s’applique. Et ce droit, le peuple Chypriote l’a confié à Nikos Anastasiadis, président de la république de Chypre et ami de Mme Bettencourt.

Pour le porte-parole du gouvernement Chypriote, Nikos Anatoli, la vente du pays est la seule alternative : “La transaction permettra au pays de s’acquitter de l’intégralité de sa dette et nous sortira d’une situation d’austérité insupportable. De plus, nous sommes convaincus que Mme Bettencourt, une fois présidente (ou reine, le statut reste à déterminer), fera son maximum pour redresser économiquement son pays, tout en préservant notre culture”.

Quel intérêt pour L’Oréal ?

D’après un proche de Liliane Bettencourt, l’acquisition se ferait sur fond d’optimisation fiscale : “Même si elle est en très bonne santé, Liliane pense à sa succession. Nos experts fiscalistes ont eu cette idée folle qui petit à petit a fait son chemin… Investir en achetant un pays est fiscalement optimal, nous sommes assez fiers d’y avoir pensé en premier” se félicite ce proche de l’héritière qui a souhaité rester anonyme.

L’île, peuplée de près d’un million de personnes, constituerait en outre un vivier inespéré de travailleurs pour l’entreprise Française. Une fois souveraine, Liliane Bettencourt aurait, entre autres, le pouvoir de réformer à sa guise le droit du travail. Un pouvoir qu’envieraient bien des dirigeants français.

Des extravagances puériles

Selon nos sources, proches de la richissime nonagénaire, cette dernière souhaiterait modifier le nom de la capitale, juste après son intronisation (ou couronnement, selon la forme d’état choisie). “Liliane avait pensé à Maskara, un nom qu’elle trouvait délicat et féminin, à mi-chemin entre Muskat et Ankara, deux villes de la région..” précise l’un de nos interlocuteurs.

Toujours selon nos sources, Mme Bettencourt souhaiterait en outre changer la langue officielle du pays, actuellement le grec et le turc, par le français. Un projet pharaonique de golf international couvrant la côte sud de l’île serait également à l’étude, détruisant par là même des centaines de villages de pêcheurs.

Afin d’anticiper une certaine résistance de la part d’une partie de la population, des “mesures apaisantes” seraient en cours d’élaboration, telle qu’une “couverture cosmétique universelle” offrant à chaque habitant, dès le plus jeune âge un accès gratuit et illimité à tous les produits de la gamme L’Oréal.

La transaction, d’un montant estimé à plus de 25 milliards d’euros, devrait avoir lieu avant la fin de l’année 2013. Chypre “le vaudra-il bien” ? Réponse en 2014.