Samy Naceri interprétera le personnage de Jean-Claude Dusse

Le rôle du célibataire maladroit ayant été décliné par Michel Blanc, c’est finalement Samy Naceri qui rejoindra Christian Clavier et Audrey Tautou dans le casting de ce quatrième opus de la saga. Centré sur la part d’ombre d’un Jean-Claude Dusse méconnaissable, le scénario des Bronzés 4, moins burlesque et plus noir sera aussi considérablement plus violent.

“Interdit aux moins de 16 ans”

La Bosnie-Herzégovine : c’est la destination choisie par Patrice Leconte, réalisateur et scénariste de la cultissime saga, pour les prochaines vacances de la sympathique bande de copains. Sur fond de crises existentielles et économique, le film sera tourné dans un complexe hôtelier abandonné du petit pays balkanique. Un choix que Patrice Leconte justifie sans détours : “Les Bronzés 3 a été un échec, le public s’est lassé de l’humour potache. Il faut savoir se remettre en question, ne pas se reposer sur ses lauriers et surtout prendre les devants. Les Bronzés 4 ne sera pas drôle, mais cette fois, ce sera intentionnel”.

Le synopsis officiel, qui tranche radicalement avec les précédents, confirme cette déclaration :

“Réunis par le suicide de Popeye, contraints par les difficultés financières de Bernard et Nathalie, les ‘amis pour la vie’ se retrouvent en Bosnie pour des ‘vacances’ qu’ils ne sont pas prêts d’oublier. Sur un malentendu, tout peut basculer.”

La scène d’introduction du film, qui dépeint crûment un rapport sexuel non consenti entre Jean-Claude Dusse et une employée de l’hôtel, justifie à elle seule la classification du film : interdit aux moins de 16 ans. La bande originale du film, signée Cannibal Corpse, contribue quant à elle largement au changement global d’ambiance, en particulier avec le titre “F*ck da bitch, Jean-Claude” qui accompagne la première scène.

Un rôle taillé pour Samy Naceri

Samy Naceri, interprète de l’obscur et imprévisible Jean-Claude Dusse, se réjouit le la métamorphose radicale du personnage “J’aurais refusé de jouer le Jean-Claude qu’on connaît mais celui-ci, gravement malade, au bout du rouleau, sexuellement désaxé  est artistiquement intéressant. La violence de ses réactions est tellement inattendue pour le reste du groupe, je crois que cette fois le public sera lui aussi vraiment surpris”.

Si le film se démarque franchement des épisodes précédents, Patrice Leconte a tout de même voulu maintenir un ténu fil directeur afin de ne pas perdre complètement le spectateur : “Nous avons inclus des clins d’œils aux Bronzés 1 et 2. Je ne peux pas tout révéler, ce que je peux vous dire c’est qu’à un moment donné, un personnage meurt violemment d’un ‘planté du bâton’ et qu’un autre s’empoisonne avec une ćevapi* au suc'”.