Une apprenti-coiffeuse extermine sa famille pour ..

Ne pas avoir à annoncer une mauvaise note !

REIMS – Quand la timidité engendre la violence. Une jeune étudiante en coiffure s’est rendue coupable de 12 meurtres successifs ce weekend, pour le motif futile qu’elle avait peur d’annoncer à son père un échec à un examen. S’en est suivi une folle réaction en chaîne qui aboutira au triste carnage d’une famille entière. Reportage.

Charline Scrouilloux n’avait pourtant rien d’une criminelle endurcie. La timide jeune fille de 21 ans était même qualifiée par ses amies proches de “super mimi” et “méga-dorable”. C’est pourtant cette même jeune fille qui, par crainte du jugement, va assassiner sauvagement toute sa famille; avec du matériel de coiffure professionnel.

Les premiers éléments de l’enquête permettent d’ores et déjà de retracer partiellement le terrible scénario. D’après des textos envoyés à un ami, il semblerait que Charline ait voulu droguer son père pour lui annoncer plus facilement avoir échoué à l’examen oral de son C.A.P. coiffure. Mélangeant divers somnifères à de puissants laxatifs, Charline lui offre un cocktail trop dosé qui se révélera explosif et malheureusement létal. Ce premier décès, accidentel, devient l’élément déclencheur d’une série meurtrière jamais encore vue dans la région, ni même dans cette famille.

« Quand elle se rend compte que son père est mort et surtout, que sa mère risque de s’en apercevoir et de la gronder, elle passe à l’action une seconde fois » analyse Nadia Vlasvick, la commissaire en charge de l’enquête – « Cette fois elle agit sans préméditation, sur le moment, et agresse sa mère avec une paire de ciseau à désépaissir après l’avoir aveuglée d’un jet de laque fixante de marque Friggid’ Hair, elle n’a rien pu faire, elle était sans doute figée ».

Réalisant que sa grand-mère qui se repose à l’étage va bientôt s’apercevoir que sa fille est morte, Charline, qui anticipe une réprobation désagréable de sa part, décide de s’en débarrasser aussi. Benoît Beauchêne, légiste au C.H.U. de Reims a été le premier à découvrir le corps : « Elle était toute sèche, comme une banane séchée mais en moins noir. J’ai déterminé plus tard que c’était l’oeuvre d’un sèche-cheveux de très forte puissance. Elle a dû été déshydratée en moins de 10 minutes chrono ».

Le massacre aurait pu s’arrêter là. C’était sans compter l’arrivée du reste de la famille, convié au traditionnel repas dominical. Possédée par sa folie meurtrière, Charline rivalise d’imagination pour éliminer cousins, cousines et autres tontons qui sonnent tour à tour au domicile familial. Ligotés à des fauteuils de coiffure, Kevin et Théo se noieront dans un bac à shampoing beaucoup trop tiède et trop rempli, tandis que Lison et son frère Jacques seront respectivement frisés et lissés jusqu’à la mort par des fers à friser, et à lisser. L’apprenti-coiffeuse ira même jusqu’à pendre une de ses cousines avec ses propres cheveux, ironisant par la suite que son goût pour le “tie and die” l’aura finalement tuée.

Corinne P., enseignante à l’école de coiffure dans laquelle étudiait Charline, est revenue au micro de Perpi FM sur les circonstances antérieures au drame : « Je m’en veux à fond, si j’aurais validé son examen elle aurait pas fait ça. C’est trop bête, elle a juste raté l’épreuve “météo” où on doit parler à un client pendant au moins une heure sans s’arrêter, c’est pourtant la plus facile d’habitude, enfin ça dépend pour qui, ya des gens qui parlent plus facilement que d’autres, comme ma mère, ahh celle-là, on l’arrête plus, une fois qu’elle est partie c’est un vrai moulin à parole, enfin sauf qu’un moulin ça sert à quelque-chose ou du moins ça servait, ya des machines pour faire la farine maintenant, même si c’est peut-être meilleur au moulin, enfin, en tout cas, un moulin c’est joli, si vous voyez ce que je veux dire, alors que […]. Enfin bref, malgré qu’est-ce qu’elle a fait, on la regrettera Charline ».

Charline, qui encourt jusqu’à la prison à perpétuité a annoncé à la presse sa décision de plaider coupable et ne pas se présenter devant le juge qui “sera sûrement pas content”.