5 expressions à l’étymologie (très) étonnante

Il est des expressions françaises que nous entendons régulièrement mais qu’on ne croise presque jamais sur le papier. Lorsque cela arrive pourtant, l’étonnement peut être au rendez-vous. Peu de gens connaissent par exemple la véritable orthographe de l’expression « Ce n’est pourtant pas la mère à Bohar ». Serez-vous surpris par l’orthographe et l’origine des cinq expressions suivantes ?

“Encore un petit pour Larroute”

A la fin de la première guerre mondiale, Jean Larroute est l’un des seul survivants à rejoindre Saint-Maximin, son village natal Jurassien. Élu maire du village, il s’auto-désigne pour relancer activement la natalité, fertilisant la petite centaine de jeunes filles du village. Bientôt, les bébés abondent et l’expression “encore un petit pour Larroute !” se répand dans le Jura, puis dans tout le pays.

“Faire un tas bas”

Cette expression prend sa source dans le somptueux Versailles de Louis XVI, lorsque les centaines de jardiniers qui entretenaient péniblement les jardins royaux s’efforçaient de faire des tas de feuilles mortes les plus bas possibles, de sorte que le roi ne puisse les apercevoir de la fenêtre de sa chambre. Faire un tas bas devint rapidement synonyme de succès et d’accomplissement dans d’autres domaines que le jardinage.

“Nager entre deux zoos”

Dans la Venise des années 20, il n’y a pas grand chose à faire et l’ennui a pignon sur rue. La ville, exposée grâce à son port de commerce à toutes sortes de merveilles exotiques, développe bientôt une passion pour les animaux sauvages venus des quatre coins du monde. La cité inondée compte bientôt tellement de zoos, que parfois, le Vénitien hésite.

« Les chiens à bois, la caravane passe »

Cette belle expression, considérée à tort comme provenant du Maghreb, est en réalité une locution tzigane encore usitée de nos jours. Dans la tradition tzigane, les chiens sont dressés pour détecter et signaler en aboyant la présence de bois sec, synonyme de chaleur et de confort. L’expression originelle « Les chiens à bois aboient, les caravanes passent » s’est simplifiée d’elle-même pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

« O.T.A.N. pour moi »

C’est peu après sa création en 1949 que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord donne naissance à cette locution, rarement orthographiée correctement. Il semblerait que ce soient les chefs d’états eux-mêmes, s’excusant régulièrement de monopoliser toutes les ressources de l’organisation pour le bénéfice de leur seul pays, qui ont inventé la désormais célèbre expression.