Cumul des mandats : 85% des abus sont féminins

Aurélie est officiellement secrétaire de direction, mais exerce également en tant que blanchisseuse, nounou, technicienne de surface, taxi, gestionnaire de stock, aubergiste, travailleuse du sexe, restauratrice, psychologue, voyagiste, couturière, décoratrice d’intérieur, comptable et coiffeuse à domicile. Un véritable scandale dans un pays approchant les 11% de chômage.

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Dans une écrasante majorité des cas avérés de cumul des mandats, le coupable est une femme, révèle une étude de l’Institut Français pour l’Egalité des Sexes (l’IFES). Là où les hommes cumulent en moyenne 1.7 fonctions, les françaises en cumulent 9.3, un écart en constante augmentation.

« Si chaque femme française se cantonnait à son emploi principal, le taux de chômage reculerait à -273% selon nos calcul. Mais il faut croire que l’égoïsme et les petits intérêts personnels de ces dames sont plus importants que le futur de notre pays » s’exclamait Jean Fouppa-Hûne, directeur de l’IFES “et puis c’est tout”.

Une soif de contrôle, plus que d’argent

Quel intérêt à cumuler autant de fonction ? La motivation ne serait pas financière selon les experts de l’IFES. « Avec un salaire moyen de 1700€, soit 182€ par métier exercé, on ne peut pas considérer que l’argent soit l’appât principal » confirme Jean Fouppa-Hûne qui ajoute que chez les “cumulards” masculin, l’argent reste, de manière plus saine, la motivation principale.

Selon l’institut de recherche, les françaises seraient “accros” au sentiment de pouvoir et de contrôle que procure le cumul d’une multitude de fonctions. « Entre le boulot et la maison, je bosse 117 heures par semaine, mais bon, j’arrive à peu près à tout gérer comme je veux » confiait égoïstement Aurélie.