Les deux guerres mondiales ont bien eu lieu en noir et blanc

Bien qu’ils soient incapable de fournir une explication scientifique rationnelle, un collectif d’historien confirme aujourd’hui que les deux grandes guerres se sont déroulées en l’absence totale de couleur. Les rares documents d’époque présentant des teintes autres que des nuances de gris ne seraient que le résultat de retouches numériques récentes, ont-ils ajouté. Explications.

« Maintenant que vous le mentionnez, je n’ai pas vraiment le souvenir du bleu du ciel ou des couleurs du printemps » nous avouait Gaston Mirabeau, 87 ans et rescapé de la Seconde Guerre – « Tout était gris, ou noir, ou parfois d’un blanc aveuglant lors des bombardements. Maintenant que j’y pense, mes premiers souvenirs de couleur datent de 46 ou 47, peut-être 48… »

Même si l’ensemble des témoignages, les images d’archive ou les films de l’époque confirment cette découverte, les scientifiques peinent encore à en expliquer les causes réelles. « Je n’ai habituellement pas de tendance mystique, mais là, en l’occurrence, je pense que la couleur cesse d’exister lorsque la souffrance est trop grande. Est-ce un phénomène chimique lié à l’armement ou est-ce que la nature elle même devient grise, je n’en ai aucune idée » confiait Yves Avagodra, physicien et historien des sciences.

Vickers

Pas de collabos, juste des “daltoniens”

Ce nouvel éclairage sur ces périodes les plus sombres de notre histoire explique en outre certains phénomènes jusqu’alors incompréhensibles. Comment des dizaines de milliers de citoyens ont-ils pu collaborer avec l’ennemi, trahissant leurs semblables, livrant des informations décisive ou approvisionnant l’adversaire en vivres et matériel ? « Lorsque vous voyez en noir et blanc, il est très difficile de faire la distinction un uniforme et un autre. Certes le fait qu’un soldat parle une langue étrangère peut constituer un début indice mais encore faut-il être attentif, ce qui n’est pas chose aisée en période de fort stress » justifiait un historien.

Autre découverte, et pas des moindres, la Première Guerre se serait déroulée sans paroles ni sons. « Notre théorie est que les mots de l’époque n’étaient pas forts ou adaptés pour décrire l’horreur de la guerre. Incapables de communiquer ce qu’ils ressentaient, les gens se sont simplement tus » explique un historien, ajoutant que depuis, au lieu d’arrêter de faire la guerre, l’homme a opté pour l’enrichissement de son vocabulaire.