3.5 kg et 47 cm : La petite « Kenelle » est née le 2 janvier 2014

LYON – Les parents de Kenelle affirment avoir choisi le prénom bien avant qu’éclate l’affaire des quenelles de Dieudonné. Céline, la maman, voulait prénommer son enfant Kevin ou Kelly. Cyril, le papa, préférait Maëlle pour une fille, Lionel pour un garçon. Alors ils ont choisi le compromis : ce sera « Kenelle » pour une fille, ou « Liolly » pour un garçon. Rencontre.

Elle est née dans l’eau, dans une clinique privée de l’agglomération lyonnaise. Bien que l’accouchement aquatique soit une pratique controversée, c’est ce que Céline voulait. « C’est plus doux, c’est une transition non-violente entre la chaleur de la mère et l’hostilité du monde. En naissant dans l’eau, Kenelle n’a pas été traumatisée comme beaucoup d’autres bébés le sont» affirmait la toute jeune maman.

Interrogés sur le caractère potentiellement polémique du prénom choisi, Céline et Cyril misent avant tout sur un effet de mode éphémère. « Quand Kenelle pourra comprendre et parler tout ça sera fini depuis longtemps, tout le monde va avoir oublié – tout ça c’est qu’un buzz, et nous on voulait pas gâcher notre meilleur prénom à cause d’un buzz » confiait le papa, très fier de sa trouvaille. « Oui et si ça se trouve on va lancer une mode ! Sauf que c’est nous qui auront eu la toute première Kenelle ! » surenchérit Céline, qui malgré quelques réticences initiales, a appris à apprécier les deux prénoms « Kenelle » et « Liolly ».

Clodomir Martinot est l’Officier d’Etat Civil qui a officiellement validé le choix de ce prénom pour le moins original. D’après lui, le prénom « Kenelle » ne constitue pas une nuisance pour l’enfant (seul critère de refus selon la loi française) : « Si le prénom avait été orthographié avec un “QU” plutôt qu’avec un “K” j’aurais bien entendu rejeté la demande mais en l’état, je n’ai pas jugé le prénom nuisible. Au contraire, je trouve personnellement qu’il sonne merveilleusement bien, il m’évoque une élégance moderne, teintée de chaste volupté » déclarait l’Officier d’Etat Civil, avant de confier qu’il n’exclurait pas le choix de ce prénom pour ses propres enfants.