L’uranium « bio et équitable » ne convainc toujours pas les écologistes

Le réseau « Sortir du nucléaire » vient de faire savoir, via son porte-parole Jean-Paul De Tériomme, que l’utilisation d’uranium bio, proposée et expérimentée par « Areva NC », la filiale du groupe Areva spécialisée dans la gestion du combustible nucléaire, ne « change rien au problème » et que « nous ne commenterons pas davantage cette vaste plaisanterie ». Une attitude que certains observateurs avertis jugent fermée et peu constructive, de la part d’un réseau qui prétend « proposer des alternatives innovantes ».

C’est en mars 2012, soit un an après l’incident nucléaire de Fukushima, que l’entreprise Areva décidait d’utiliser de l’uranium « bio et équitable » dans 5% des réacteurs français. Un geste d’ouverture et d’apaisement que les écologistes anti-nucléaire ont pourtant écarté d’un revers de la main. « Quelle tristesse… » déplorait Mickaël Champion, directeur du marketing et le la communication pour Areva France aux journalistes lors d’un point presse, « …nous avons fait tout ça pour eux [les écologistes, NDLR] et ils ne sont toujours pas contents. Pourtant que d’efforts ! Nous extrayons une partie de notre uranium dans les montagnes préservées et immaculées du Kazakhstan. Là-haut, les sols ne sont pas contaminés par les pesticides, ce qui donne à notre uranium sa pureté et sa couleur unique. De plus, au lieu d’utiliser des produits chimiques et des machines polluantes pour concasser et concentrer le minerai, nous faisons appel au populations locales, en leur proposant un salaire compétitif (+20% par rapport au salaire moyen du pays) ».

Contacté par le Courrier des Echos, le réseau « Sortir du nucléaire » n’a pas souhaité commenter ces propos, mais a, sans surprise,  rabâché sénilement son discours sur les énergies “renouvelables” que sont le soleil, l’eau, les courants d’air et autres vagues qui pourtant, selon de nombreux observateurs compétents, ne sont  en aucun cas des solutions viables pour assouvir les besoins toujours croissant d’un monde qui change, lui.