Les arbres à Paris, c’est fini !

arbres

Le rapport du budget de la ville de Paris pour l’année 2014 a été dévoilé ce mardi par l’équipe municipale. Le Courrier des échos, qui ne recule devant rien pour vous informer, a obtenu le témoignage exclusif de l’adjoint chargé de l’urbanisme et des recettes publicitaires (M. Piedpo) qui a présenté à cette occasion un projet déjà très controversé :

Nous avons décidé de remplacer dès l’année prochaine les arbres de la capitale par des répliques en résine (NDLR : plastique) ; cette décision a été prise principalement pour des raisons économiques, l’entretien des arbres nécessitant une véritable armée de main d’oeuvre sous-qualifiée, si vous voyez ce que je veux dire (rire).

Mais cela va également nous permettre d’offrir un nouvel espace publicitaire aux annonceurs ; tous les arbres pourront être librement personnalisés, et ce de façon très ludique : on peut par exemple imaginer des campagnes de publicité “automne” pour une marque de prêt à porter avec des chutes de feuilles-prospectus programmées par nos soins. Finalement, jusqu’à présent, les arbres n’étaient qu’un espace publicitaire perdu (rire).

D’autre part, nous envisageons d’exploiter cette opportunité pour séduire encore plus le marché du tourisme asiatique : par exemple, pour leur éviter le voyage aux Etats-Unis, nous allons convertir le bois de Boulogne en une forêt de séquoias géants ; et pendant l’événement Paris plage, les bords de Seine seront couverts de palmiers.

A ceux qui s’inquiètent, peut-être légitimement, des problèmes de santé publique que cette décision peut causer, M. Piedpo a des arguments à opposer :

De ce point de vue-là, la disparition des arbres va avoir un impact très positif. Connaissez-vous le nombre d’habitants de Paris souffrant d’allergie au pollen ? Moi non plus, mais il est très important ! De toute façon, rassurez-vous, des arbres, il y en aura toujours en province…

Comme toutes les décisions importantes, celle-ci va probablement provoquer un débat passionné, mais on peut en tout cas se féliciter que, pour une fois, la France soit en avance sur un domaine.