Retraite anticipée pour les collaborateurs d’Arthur et de Julien Lepers

Alors que le “Compte personnel de prévention de la pénibilité”, voté le 10 octobre dernier, ne verra officiellement le jour que début 2015, le ministère du travail de Michel Sapin a annoncé lundi avoir pris des “mesures exceptionnelles” pour les cas de pénibilité les plus extrêmes. La liste de ces cas prioritaires, qui inclut quelques rares métiers du nucléaire ou de l’industrie chimique, mentionne par ailleurs deux cas surprenants du monde de l’audiovisuel.

« J’ai vu un cameraman se défenestrer sous mes yeux »

Le communiqué du ministère précise donc que tous les collaborateurs actuels ou anciens de M. Julien Lepers et de M. Jacques Essebag (connu sous le pseudonyme « Arthur ») bénéficieront d’un départ anticipé et rétroactif à la retraite, dont le nombre d’annuités déduites sera proportionnel au septuple du nombre d’années passées à travailler pour un de ces deux animateurs.

Camille a 26 ans aujourd’hui. Cette jeune fille aux cheveux blancs, qui partira dans deux ans pour une retraite bien méritée, a travaillé 7 ans pour M. Lepers comme assistante de production. Actuellement sous suivi psychiatrique, elle essaye tant bien que mal de retrouver un semblant de vie normale, de se reconstruire. « J’ai vu un cameraman se défenestrer sous mes yeux et une maquilleuse agresser physiquement M. Lepers. Il faut savoir que quand ça tourne il fait des efforts, mais hors caméra, il peut répéter le même mot, la même phrase des dizaines de fois… tout en vous regardant… avec ses petits sourires insistants… et ce regard fou… » témoignait en sanglotant l’ancienne collaboratrice, qui reçoit chaque semaine des offres d’emplois dans le déminage ou la négociation avec des terroristes, des professions où la gestion du stress est primordiale.

« Arthur testait ses blagues sur moi »

Jamal lui, n’a plus ri ou même souri depuis 2003, l’année où il effectue un stage comme apprenti-cadreur pour l’émission “Les enfants de la télé”. « Arthur essayait toujours me faire rire, il testait ses blagues sur moi, tout le temps… Au bout de quelques mois quelque chose s’est brisé dans ma tête… depuis la moindre blague me rend physiquement malade, je ne peux fréquenter que des dépressifs ou des sourds-muets » a-t-il confié à des sources proches qui ont pu approcher le jeune homme, qui vit reclus depuis plusieurs années et qui envisage une reconversion professionnelle dans la comptabilité.

Le ministère du travail conclut le communiqué en promettant que cette liste des “cas extrêmes de pénibilité” serait mise à jour régulièrement. Des sources proches du cabinet de Michel Sapin nous ont confirmé que la profession “Ingénieur du son pour Christophe Mae” serait la prochaine sur la liste. On évoque aussi, sans que ce soit confirmé, que les collaborateurs de Laurent Ruquier, voire même ses téléspectateurs, pourraient être concernés par des mesures exceptionnelles.