Zoo de Vincennes : Une guenon agresse 3 singes qui l’avaient traitée d’humaine

Trois singes gibbons du zoo de Vincennes ont été grièvement blessés à la suite d’une rixe, déclenchée par des insultes à caractère raciste à l’encontre de “Mona Lisa”, une guenon de 7 ans, qui s’est violemment insurgée. « Vas t’habiller, sale humaine ! », « Retourne dans ton métro ! », « Va manger cuit ! » ou encore « Va bosser » font partie des insultes obscènes proférées par les trois singes et filmées par des visiteurs du zoo.

Le zoo de Vincennes, théâtre d’incidents xénophobes pour la troisième fois depuis la rentrée, n’est que le symbole d’un phénomène plus global : le racisme animalier inter-espèces en France. Autrefois discrète et peu développée, la xénophobie animale a explosé ces dernières années. Désormais décomplexée, cette xénophobie rampante ne concerne plus seulement les traditionnels “chiens et chats”, ou autres “loups et agneaux”. Aujourd’hui en France, des groupuscules de poneys clament haut-et-fort leur haine des mouettes; La nuit, des hiboux organisés en milices agressent des ânes pendant leur sommeil. Les exemples sont nombreux, et ne cessent de se multiplier ces dernières semaines.

Philippe Bourricaux, directeur du zoo de Vincennes, est totalement désemparé face à ces incidents, que rien ne semble pouvoir empêcher : «Nous avons mis en place un système répressif qui a complètement échoué : chaque insulte ou geste à caractère raciste est pénalisé par de la nourriture en moins pour l’offenseur. Hé bien figurez-vous que beaucoup d’animaux préfèrent se laisser mourir de faim… préférant continuer à insulter et agresser les autres ! ».

Selon Pierre-André Donki, un zoologiste de réputation départementale, c’est l’homme qui, par le très mauvais exemple qu’il donne à travers le monde, serait directement responsable de la montée du racisme inter-espèce. Son dernier ouvrage, “Monkey see, Monkey do” dresse un bilan alarmant de ce qu’il nomme la “zoophobie anthropo-induite”. Pour le spécialiste, la seule solution réaliste pour endiguer cette pandémie de racisme serait que des mesures soient prises à l’échelle mondiale, mais comme il le dit lui-même « Ça risque pas d’arriver de sitôt, ces abrutis d’américains ne seront jamais d’accord ».