Les « cons » vivent plus vieux selon une étude

Les individus dont l’intelligence logique ou émotionnelle est notablement inférieure à la moyenne sont globalement en bien meilleure santé, révèle une étude de l’Institut National Pour la Santé au Travail (I.N.P.S.T.). Toute variable externe contrôlée par ailleurs, l’intelligence serait selon les chercheurs « un attribut néfaste » perturbant profondément le fonctionnement normal des fonctions corporelles. Explications.

« Jamais une telle étude n’avait été réalisée, car en pratique l’intelligence influe sur un grand nombre d’autres variables telles que le revenu moyen, l’alimentation, l’accès à la santé ou la pratique d’activités risquées; Et il était difficile de ne mesurer que les effets du Q.I. sur la santé » explique le docteur Alain Moron qui a dirigé l’étude, précisant que les méthodes statistiques modernes permettent aujourd’hui de mesurer l’effet précis et indépendant de chaque variable.

Jusqu’à 15 ans d’espérance de vie supplémentaire

« Chez l’Homme, le cerveau a évolué trop vite par rapport au corps; Ces deux systèmes ne sont plus en symbiose comme c’est le cas pour la grande majorité des autres espèces du règne animal. Son activité excessive perturbe le fragile équilibre hormonal, nerveux et musculaire du corps » raconte Véronique Jerque, biologiste et généticienne à l’INPST.

« Le monde dans lequel nous vivons est hostile et complexe, je me fais du soucis pour moi, mes enfants,mes proches, l’environnement, l’immobilier, le prix de l’essence ou la décadence culturelle de nos sociétés clientelistes, iconoclastes et désenchantées » témoignait Julie, 34 ans, l’une des participantes de l’étude au quotient intellectuel supérieur à la moyenne, à qui le stress quotidien occasionne des dysfonctionnements variés, allant d’un sommeil de piètre qualité à des problèmes de peau récurrents.

« Moi je vis pour le jour le jour »

« Moi ma vie c’est la planche à voile et le sport, la compèt’ ça me vide la tête et après il y a les amis, les matchs et les potes. Faut pas se prendre ma tête de toute façon, ça sert à rien. Moi je vis pour le jour le jour » confiait quant à lui Laurent, 31 ans et 72 de Q.I., dont le bilan de santé a été qualifié d’« exceptionnel » par les scientifiques.

« Le “con”, pardonnez le terme audacieux, vit au plus proche de ses instincts, il vit en harmonie constante avec son corps, là où un individu vivant surtout “dans son cerveau” aura tendance à placer ces considérations au second plan » a expliqué le docteur Moron lors d’une conférence publique à l’INPST.

Des cérébraux déconnectés de leur corps

« Ben.. quand j’ai la dalle je mange, quand je suis fatigué je dors et quand j’ai envie de baiser je tire un coup » précise Laurent, célibataire sans enfants et moniteur de planche à voile à Clermont-Ferrand.

« Concilier mes obligations professionnelles, l’éducation de nos enfants, la construction de notre maison et j’en passe c’est un marathon métaphorique au quotidien. Je n’ai pas le temps de m’occuper de moi… et encore moins de mon couple… j’espère que ça ira mieux dans quelques années » confie Julie, gestionnaire grand compte dans le secteur bancaire.

Pourquoi ce phénomène est-il resté indétecté si longtemps ? Selon les chercheurs de l’INPST, il existe un mécanisme de compensation lié aux avantages qu’apporte une intelligence “supérieure”. Plus riches, plus éduqués, ayant généralement un cadre de vie plus sain, les individus intelligents compenseraient ainsi les dégâts que cette même intelligence leur inflige tout au long de la vie.

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« Si les “cérébraux” du quart supérieur ne compensaient pas, nous estimons qu’ils vivraient jusqu’à 15 ans de moins que les individus du quart inférieur » concluait Alain Moron à l’issue de la conférence.