6 choses à savoir sur les infections nosocomiales

Connaissez-vous l’origine d’une infection nosocomiale, comment celle-ci se manifeste et son mode de transmission ? Il s’agit d’une infection qu’un patient contracte une fois qu’il a été admis dans un établissement de santé. Près de 750 000 cas sont identifiés par an en France, soit un patient hospitalisé sur vingt. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur ces infections nosocomiales.

1. Les différents symptômes d’une infection nosocomiale

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, une infection nosocomiale n’est pas forcément due à un manque d’hygiène lié à l’environnement ou au matériel médical. Elle se manifeste par ailleurs de différentes manières. La plupart du temps, on la détecte au minimum dans les deux jours qui ont suivi l’admission du patient dans un établissement de santé. Le patient n’est pas censé l’avoir déjà contracté avant son entrée à l’hôpital par exemple. Néanmoins, il se peut qu’après une opération, il se plaigne d’un inconfort anormal. Les symptômes qui se déclarent sont parfois liés à l’intervention médicale, parfois non. Ce qui doit alerter, c’est que le patient se plaint d’une douleur et que le médecin la constate.

2. Les conséquences de ces infections sur la santé

Certaines infections nosocomiales engendrent des conséquences sur la santé plus graves que d’autres. Nombreux sont les patients qui en guérissent, mais il ne faut pas minimiser l’impact de ces infections. Après convalescence, la vie de la victime peut en être impactée. Des études ont montré que les infections urinaires se manifestent le plus fréquemment. L’appareil urinaire est donc touché suite à la pose d’une sonde par exemple. Les pneumonies, les septicémies et autres infections de la peau ont également été recensées. Parmi elles, un risque de mortalité n’est pas à écarter. Certaines personnes pourront contracter plusieurs infections nosocomiales et s’en sortir sans séquelles tandis que d’autres seront touchés fortement par une seule.

3. Le mode de transmission d’une infection nosocomiale

Les sources de contamination sont multiples : on en relève trois. Dans la majorité des cas, le patient est lui-même une source. On parle alors d’infection endogène, cela signifie que la victime s’infecte avec ses propres germes au moment où les soins sont prodigués. Malgré une désinfection minutieuse de la part du personnel soignant et l’utilisation de coton, de masques ou de pansements à usage unique, les micro-organismes du patient réagissent à l’acte médical. Les germes peuvent également dépendre de l’environnement dans lequel le patient est pris en charge : les soignants sont parfois des vecteurs de transmission. Le risque zéro n’existe pas, l’établissement de soins ne peut être stérile à 100 % et ne pas favoriser l’apparition de germes.

4. Les différentes bactéries responsables

Cela a été dit, certaines infections nosocomiales se manifestent plus que d’autres. De ce fait, on peut observer la présence de bactéries principales qui ont un rôle à jouer. Il y en a notamment trois qui retiennent l’attention des chercheurs. L’Escherichia coli, le Staphylococcus aureus (connu sous le nom de staphylocoque doré) et le Pseudomonas aeruginosa (appelé pyo) sont des germes courants. Une infection peut dépendre de l’état de santé du patient, de son âge et des actes qui sont pratiqués. La présence de ces germes n’entraîne donc pas forcément la contraction d’une infection. D’autres micro-organismes sont parfois identifiés comme des entérobactéries ou des streptocoques plus rares.

5. Les traitements médicaux

Les établissements de soins et de santé suivent un protocole strict visant à prévenir l’apparition des maladies et des infections nosocomiales. La désinfection des mains avant et après les soins, l’utilisation de gants jetables, le changement des draps dans les chambres des patients, le nettoyage de toutes les surfaces sont autant de gestes à respecter. Néanmoins, si une infection survient, le patient se voit administrer un antibiotique qui répond à la pathologie contractée. Les chercheurs du monde entier analysent ces germes et tentent de réduire au maximum la contagiosité. Enfin, l’alternative à la prise de substances antibiotiques est la modification de la flore intestinale du patient. Cette dernière est rééquilibrée grâce à l’implantation de bactéries fécales étrangères et saines.

6. L’indemnisation après contraction d’une infection

Le droit français prévoit qu’un patient, suite à une prise en charge par un établissement médical, est en mesure de réclamer une indemnisation pécuniaire. Pour ce faire, il convient de déposer son dossier médical auprès de la Commission régionale de conciliation et d’indemnisation. Cet organisme est chargé d’examiner le dossier et d’étudier l’expertise médicale rendue par le médecin du patient. Si une infection médicale a été déterminée et selon les postes de préjudices retenus comme la douleur ressentie par la victime, la demande d’un arrêt de travail, la CRCI rend son verdict. Ce n’est qu’à partir de ce moment qu’il est possible de connaître le montant d’indemnisation auquel le patient aura droit.